La vie nocturne à San Francisco a beaucoup plu à Andrew. Le matin, il était frais et rose, en pleine forme... ses parents sont d'un avis légèrement différent sur leur nuit.
Pour le petit-déjeuner de onze heures, qui se dit autrement ici, nous avons cassé une petite croûte dans un bistrot pour étudiants. A notre arrivée, cinq utilisateurs de Macintosh travaillaient dur leurs cours. L'endroit était donc très fréquentable.
la ligne du tramways qui devient métro, très fleurie
Grâce au Tramway-métro nous avons pu rejoindre l' "embarcadero", le grand port de San Francisco pour notre correspondance vers le vieux tram qui nous conduira à "Pier 39", le site et port pour touristes que nous sommes.
Tous les moyens de transport sont possibles
Amélie dans le vieux tramway
avec Guillaume et Andrew (bien caché)
Tout se vend dans cet ensemble commercial, des hot-dogs en passant par les billets pour bateaux, les souvenirs inoubliables, de quoi fumer et des places pour le bus qui fait visiter les meilleurs endroits.
des sels pour le bain
D'ici on peut apercevoir Alcatraz, la fameuse prison
Le temps est moins clément qu'hier et un brouillard épais commence à nous humidifier. Puisque nous sommes sportifs, nous choisissons le bus en bois ouvert à tous vents. Les fenêtres paraissent très propres mais c'est parce qu'il n'y a pas de vitres. Nous serons très aérés et Andrew bien enveloppé dans sa poussette.
Notre chauffeur asiatique plein d'humour est intarissable pour commenter la visite tout en conduisant. Il truffe ses explications de petites blagues qu'Amélie et Guillaume nous traduisent.
Alcatraz, sous un autre point de vue
et la ville de San Francisco dans le brouillard
Enfin le fameux pont bien caché
dans une lumière étonnante
On pourrait se demander si ce brouillard est bien naturel. N'est-ce pas l'office du tourisme local qui organise de gros nuages pour ajouter du mystère à ce vieux pont ? Il semblerait que le subterfuge soit ici démasqué.
Notre chauffeur nous accorde quelques minutes pour admirer l'endroit. Il en profite pour se dégeler les mains à l'arrière du car avec la chaleur du moteur. Il fait autour de 14 °. (C'est chaud la Californie !)
Puis nous avons rejoint Nathalie et Henri-Alexandre les amis si accueillants d'Amélie et Guillaume.
Le taxi était commandé pour notre départ à 19h30 de San Francisco vers l'aéroport.
Le chauffeur (un peu mexicain) nous reçoit avec le sourire dans sa voiture trop petite pour nous tous. Il propose avec humour de plier de bébé avec la poussette. Chic, nous aurons un pilote plus causant et plus drôle qu'à l'aller.
En trois minutes nous avons compris que celui de la veille était un amateur. Le démarrage est foudroyant et nous dévalons les pentes et montons les collines à vitesse de rallye. Les pneus crissent au freinage en descente pour ralentir à proximité du panneau Stop. Dans l'ensemble les vitesses, les panneaux et les feux sont assez peu respectés et le moteur ronfle. Au moins 3 G d'accélérations et de freinages.
Pedro Gonzales ne dit pas un mot et écoute sur son auto-radio une sorte de France-Culture local qui cause sur le gouvernement et ses options. Je suis assis à l'avant et Guillaume rigole derrière en disant à Denise "Pépé doit serrer les fesses".
Nous avons revisité en un éclair toutes les rues dans lesquelles nous nous étions perdus la veille.
Enfin l'autoroute qui mène à l'aéroport autorise toute l'expression du grand art de la conduite. Sébastien Loeb n'a qu'à bien se tenir. Les cinq voies permettent toutes les combinaisons de slaloms, freinages et accélération. Vitesse de pointe 85 miles/h, soit environ 137 km/h alors qu'il est interdit de dépasser les 65 miles/h.
Nous voilà déposés à la porte des départs. Nous avons roulé un quart d'heure de moins qu'avec l'autre chauffeur et le montant au compteur est plus doux.
Bravo Pedro ! Rapidité et économie !
Chouette, nous pourrons peut-être prendre un avion plus tôt que prévu.
Pas si simple ! Il y a eu un problème et les vols sont différés. A l'enregistrement un grand chef en bermuda et chemise à fleurs s'excite beaucoup parce les choses ne marchent pas comme il voudrait.
Changement de porte, déplacement de la foule qui attend, recherche d'un sandwich et de boissons, appel des passagers, changements d'horaires, de billets, impatience d'Andrew qui trouve le temps long.
Nous décollons à 23 heures dans un avion plein comme un œuf.
Le survol de Los Angeles illuminé la nuit est féérique. Des lumières à perte de vue dessinent le plan de la ville. Dommage, je n'ai pas la place de sortir un appareil de photo.
Andrew ne se tait que pour l'atterrissage. C'est l'épisode qu'il préfère.
Il est minuit à Los Angeles quand nous prenons la navette qui doit nous amener près de la voiture. Andrew n'aime pas du tout ce bus très dur et bruyant. La conductrice nous dit "ce bébé doit en vouloir à quelqu'un !"
Au fait, quel numéro de parking avions-nous ? Ouf, nous avons trouvé.
Nous sommes à la maison, il est presque 1 heure du matin, nous sommes partis de San Francisco depuis plus de cinq heures et, si on ne compte pas le temps hors sol de notre taxi, nous n'avons volé que cinquante minutes. L'avion, finalement, c'est assez rapide.
Dimanche c'est le retour en France. Déjà !
N.B. : cliquer sur les photos pour les agrandir