mardi 5 octobre 2010

03/10/2010 Dimanche, Paul Getty Center

Dimanche, c'est le dernier jour. Nous allons prendre l'avion en fin de journée.
Nous ne pouvons pas quitter Los Angeles sans visiter le "Paul Getty Center".

N.B. : Toutes les photos peuvent être agrandies en cliquant dessus (Retour avec la touche "backspace").

Ce milliardaire américain a consacré une partie de sa fortune à la construction de ce musée et centre culturel. C'est l'architecte Richard Meier qui a conçu cet ensemble remarquable sur une colline qui surplombe la ville.
le funiculaire sur coussins d'air

l'autoroute (2 x 5 voies) qui va vers le nord

Il suffit de payer une place de parking qui permet d'accéder au petit funiculaire et toute la visite est gratuite. Accueil chaleureux à tous les niveaux, personnel très disponible et charmant.

le hall d'entrée


l'espace restauration

Guillaume interrogatif


Les photos sont autorisées si on n'utilise pas de flash. De multiples collections sont exposées, depuis des dessins de la Renaissance, en passant par les photos de reportage et le mobilier du temps de la Révolution française... Le tout très bien éclairé et mis en valeur.

Une très belle collection de sculptures 



et de peintures

Millet, L'homme à la houe

Greuze, La lessive

Monet, Lever de soleil

Goya, La corrida


Il y avait même le portrait de la famille : Andrew, entouré de ses parents et grand-parents maternels :



Denise, Guillaume et Amélie regardent le brouillard monter de l'océan et qui va recouvrir la ville en fin de journée.

Une dernière pause pour Amélie et Andrew qui avait faim.


Notre voyage aux USA est terminé.
Je n'ai plus de mots pour dire combien ces jours ont été heureux et pleins de bonheur :
- découvrir des autres mondes
- voir s'éveiller Andrew pendant ses premières semaines
- la maison d'Amélie et Guillaume grande ouverte pour nous
- la gentillesse de Guillaume pour les beaux-parents que nous sommes
- beaucoup d'amour autour d'Andrew

Un très grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont aidés et encouragés à faire ce voyage qui paraissait pourtant inaccessible.

Beaucoup de bises très affectueuses à Guillaume et Amélie et bien sûr à Andrew qui est un petit-fils très réussi !



lundi 4 octobre 2010

02/10/2010 Samedi Venice (2e)

Après San Francisco, il fallait un peu de récupération.
Nous sommes donc restés à la maison ce vendredi pour que tout le monde reprenne ses esprits et qu'Andrew jouisse d'une vie un peu moins agitée.
Guillaume nous fabrique des burgers maison comme vous n'en mangerez jamais en France. La viande est cuite sur le barbecue, le pain réchauffé à l'approche du feu. Pour allumer son feu, Guillaume a un secret : il n'utilise que du papier journal à fort tirage...


Samedi nous sommes retournés à Venice mais pas pour voir les canaux (blasés, nous connaissons). Nous sommes allés flâner sur le marché qui est le long de la plage, et quelle plage !


Les boutiques proposent les articles indispensables, tee-shirts et tongs, qui suffisent au costume d'un "angelinos" moyen, en ville, sur la plage ou dans les aéroports. C'est vrai qu'au mois d'octobre nous n'y penserions pas.

On y vend de la marijuana tout à fait légalement (ça soigne tout), des parfums, de l'encens, des tableaux, de la musique de rue et même un peu de Jésus.


Nous allons bientôt quitter Amélie, Guillaume et Andrew, j'essaie quelques derniers portraits pour fixer ces magnifiques moments passés ensemble.



C'était depuis Lédignan, revenus à la maison. Nous sommes lundi, il est 23h30. Est-ce qu'il ne nous manquerait pas une nuit ?

Demain nous clôturerons avec la dernière visite faite dimanche avant de prendre l'avion : Le "Paul Getty Center" palais culturel et musée qui vaut le détour.

dimanche 3 octobre 2010

30/09/2010 Jeudi, San Francisco

La vie nocturne à San Francisco a beaucoup plu à Andrew. Le matin, il était frais et rose, en pleine forme... ses parents sont d'un avis légèrement différent sur leur nuit.

Pour le petit-déjeuner de onze heures, qui se dit autrement ici, nous avons cassé une petite croûte dans un bistrot pour étudiants. A notre arrivée, cinq utilisateurs de Macintosh travaillaient dur leurs cours. L'endroit était donc très fréquentable.




 
la ligne du tramways qui devient métro, très fleurie


Grâce au Tramway-métro nous avons pu rejoindre l' "embarcadero", le grand port de San Francisco pour notre correspondance vers le vieux tram qui nous conduira à "Pier 39", le site et port pour touristes que nous sommes.

Tous les moyens de transport sont possibles


Amélie dans le vieux tramway
avec Guillaume et Andrew (bien caché)


Tout se vend dans cet ensemble commercial, des hot-dogs en passant par les billets pour bateaux, les souvenirs inoubliables, de quoi fumer et des places pour le bus qui fait visiter les meilleurs endroits.
des sels pour le bain
D'ici on peut apercevoir Alcatraz, la fameuse prison

Le temps est moins clément qu'hier et un brouillard épais commence à nous humidifier. Puisque nous sommes sportifs, nous choisissons le bus en bois ouvert à tous vents. Les fenêtres paraissent très propres mais c'est parce qu'il n'y a pas de vitres. Nous serons très aérés et Andrew bien enveloppé dans sa poussette.

 Notre chauffeur asiatique plein d'humour est intarissable pour commenter la visite tout en conduisant. Il truffe ses explications de petites blagues qu'Amélie et Guillaume nous traduisent.


 Alcatraz, sous un autre point de vue

 et la ville de San Francisco dans le brouillard

Enfin le fameux pont bien caché


dans une lumière étonnante







On pourrait se demander si ce brouillard est bien naturel. N'est-ce pas l'office du tourisme local qui organise de gros nuages pour ajouter du mystère à ce vieux pont ? Il semblerait que le subterfuge soit ici démasqué.
Notre chauffeur nous accorde quelques minutes pour admirer l'endroit. Il en profite pour se dégeler les mains à l'arrière du car avec la chaleur du moteur. Il fait autour de 14 °. (C'est chaud la Californie !)






Puis nous avons rejoint Nathalie et Henri-Alexandre les amis si accueillants d'Amélie et Guillaume.

Le taxi était commandé pour notre départ à 19h30 de San Francisco vers l'aéroport.

Le chauffeur (un peu mexicain) nous reçoit avec le sourire dans sa voiture trop petite pour nous tous. Il propose avec humour de plier de bébé avec la poussette. Chic, nous aurons un pilote plus causant et plus drôle qu'à l'aller.

En trois minutes nous avons compris que celui de la veille était un amateur. Le démarrage est foudroyant et nous dévalons les pentes et montons les collines à vitesse de rallye. Les pneus crissent au freinage en descente pour ralentir à proximité du panneau Stop. Dans l'ensemble les vitesses, les panneaux et les feux sont assez peu respectés et le moteur ronfle. Au moins 3 G d'accélérations et de freinages.

Pedro Gonzales ne dit pas un mot et écoute sur son auto-radio une sorte de France-Culture local qui cause sur le gouvernement et ses options. Je suis assis à l'avant et Guillaume rigole derrière en disant à Denise "Pépé doit serrer les fesses".
Nous avons revisité en un éclair toutes les rues dans lesquelles nous nous étions perdus la veille.

Enfin l'autoroute qui mène à l'aéroport autorise toute l'expression du grand art de la conduite. Sébastien Loeb n'a qu'à bien se tenir. Les cinq voies permettent toutes les combinaisons de slaloms, freinages et accélération. Vitesse de pointe 85 miles/h, soit environ 137 km/h alors qu'il est interdit de dépasser les 65 miles/h.

Nous voilà déposés à la porte des départs. Nous avons roulé un quart d'heure de moins qu'avec l'autre chauffeur et le montant au compteur est plus doux.
Bravo Pedro ! Rapidité et économie !

Chouette, nous pourrons peut-être prendre un avion plus tôt que prévu.
Pas si simple ! Il y a eu un problème et les vols sont différés. A l'enregistrement un grand chef en bermuda et chemise à fleurs s'excite beaucoup parce les choses ne marchent pas comme il voudrait.
Changement de porte, déplacement de la foule qui attend, recherche d'un sandwich et de boissons, appel des passagers, changements d'horaires, de billets, impatience d'Andrew qui trouve le temps long.
Nous décollons à 23 heures dans un avion plein comme un œuf.
Le survol de Los Angeles illuminé la nuit est féérique. Des lumières à perte de vue dessinent le plan de la ville. Dommage, je n'ai pas la place de sortir un appareil de photo.
Andrew ne se tait que pour l'atterrissage. C'est l'épisode qu'il préfère.
Il est minuit à Los Angeles quand nous prenons la navette qui doit nous amener près de la voiture. Andrew n'aime pas du tout ce bus très dur et bruyant. La conductrice nous dit "ce bébé doit en vouloir à quelqu'un !"
Au fait, quel numéro de parking avions-nous ? Ouf, nous avons trouvé.
Nous sommes à la maison, il est presque 1 heure du matin, nous sommes partis de San Francisco depuis plus de cinq heures et, si on ne compte pas le temps hors sol de notre taxi, nous n'avons volé que cinquante minutes. L'avion, finalement, c'est assez rapide.

Dimanche c'est le retour en France. Déjà !


N.B. : cliquer sur les photos pour les agrandir

samedi 2 octobre 2010

29/09/2010 Mercredi vol pour San Francisco

Chers lecteurs,
Merci d'avoir patienté deux jours pour connaître le suite de nos aventures. Les moyens techniques les plus avancés n'ayant pu suivre toutes les péripéties, c'est avec un peu de différé que nous vous transmettons les reportages ci-après. Nous vous prions de nous en excuser.
(à noter que toutes les images peuvent être agrandies en cliquant dessus. Utiliser la touche "backspace" pour revenir) 


Un beau début de journée ensoleillée. Los Angeles n'est pas encore vraiment éveillé et le chemin de l'aéroport rapidement parcouru. Il faut garer la voiture dans le parking immense sans oublier le numéro de la place, puis monter dans le bus qui sillonne cet espace et nous amène à l'aérogare.

L'avion est à l'heure, le temps magnifique.


Le spectacle du survol de la Californie vaut le détour : la côte, puis les montagnes dont l'érosion est mise en relief pas le soleil levant. Puis les marais salants juste avant San Francisco et après avoir frôlé l'océan, atterrissage en douceur.


Un taxi suffisamment grand pour nous quatre, Andrew et la poussette nous embarque pour le centre ville. Guillaume prétend que le pilote était russe et qu'il devait s'appelait Vatanen. Je crois qu'il se trompe, je ne connais pas de pilote russe de formule 1 de ce nom. Celui-ci devait rêver de devenir un champion. Entre taxis, il doit y avoir un concours mais le slalom d'une voie à l'autre n'est pas interdit aux USA, ce qui rendit le voyage très animé et sans que le chauffeur ne dise un mot. Sans doute pour économiser sur la climatisation, il a laissé les fenêtres grandes ouvertes tout le trajet, et à 110 km heure, ça décoiffe un peu. Mais il nous a mené à bon port dans l'hôtel prévu.

Munis d'un magnifique plan de la ville, fourni gracieusement par l'hôtel, nous avons entrepris de trouver le chemin de la maison de Nathalie et Henri-Alexandre, amis d'Amélie et Guillaume. Ce plan a la particularité d'être imprimé à moitié à une échelle et l'autre moitié à une autre échelle, sans interruption du dessin. C'est quasiment illisible et garanti pour se perdre...

Une ville très différente de Los Angeles. Une impression de grosse ville de province européenne avec des avenues assez larges mais à taille humaine. Les carrefours à angle droit, les rues tracées au cordeau quel que soit le relief nous offrent des montées et des pentes vertigineuses. Un beau terrain de jeu pour les vélos (qui descendent), les taxis et les poursuites de voitures de police.


Après une heure et demie de marche, grimpant les collines, redescendant une autre (quasi des montagnes russes) et après quelques zigzags et retours en arrière, nous avons réussi à trouver la bonne adresse qui aurait été accessible en dix minutes... Quand je vous disais que ça allait être sportif ! Nos chaussures n'en pouvaient plus et nous n'avions rien mangé.

Avantage de cette perte d'orientation, nous avons pu admirer des centaines de maisons au style victorien. Toutes construites en ossature bois (les plus riches en sequoia pour mieux résister au feu), elles rivalisent d'ingéniosité pour présenter des formes courbes, des arches qui supposent une technique éprouvée. Les couleurs les plus inattendues se marient sur des rues très gaies et verdoyantes.







Beaucoup de ces maisons sont en cours de restauration. Il y a vraiment un souci de maintenir vivant ce patrimoine.
 ... pour qu'il soit prêt à fêter Halloween





Nous ne remercierons jamais assez Nathalie et Henri-Alexandre (et leur petit Arthur) de leur accueil si chaleureux, simple et amical. Ayant repris notre souffle, nous pouvions monter (en ascenceur) sur la terrasse de l'hôpital de UCSF (University of California San Francisco) pour admirer la ville presque entière et apercevoir au loin les deux grands pylônes rouges du "Golden Gate Bridge" et la mer de nuages blancs posée sur la baie, à gauche du pont. La visite de ce haut lieu du tourisme sera pour demain.


San Francisco est connue pour ses écarts de température. On rôtit au soleil, on se gèle à l'ombre. Nos hôtes nous emmènent pour la soirée visiter le centre de la ville. Voyage en tram-métro dans des wagons des années trente, très pittoresques. Rien que l'achat des tickets, à coups de billets de un dollar, demande de longues minutes pour comprendre le système.
 Il est d'usage de se faire photographier devant ce cœur décoré d'un Golden Gate Bridge

Découverte du centre-ville et de la fameuse "Powell Street" et son tramway de 1873. Une foule multicolore s'y mélange dans tous les accoutrements et sans étonner personne.



Il y avait aussi ici quelques odeurs d'herbes qui n'étaient pas de Provence...

Retour à l'hôtel pour la nuit et un repos assez inégal, au dire des parents d'Andrew qui voulait sortir en boîte à quatre heures du matin (non je plaisante, il avait seulement faim). Les voyages ça creuse et ça rend le sommeil léger...

Demain c'est la visite jusqu'au "Golden Gate Bridge". Il devrait faire beaucoup moins chaud.
Il devrait y avoir encore du tram, du bus, de l'avion et du taxi "grand frisson".